Connaissez-vous le compte bancaire énergétique ?
C’est celui qui vit à l’intérieur de nous.
Nous en sommes tous dotés dès la naissance.
Nous rentrons dans la vie active, gonflés à bloc, avec un capital à 50 000.
Et puis, nous nous mettons à courir toute la journée. Boulot. Enfants. Quotidien. Vie amoureuse. Amis.
Nous gérons tout, persuadés que tout n’est qu’une question d’organisation.
Le capital commence à diminuer, mais pas le temps de faire les comptes dans le marathon de la vie. Il y a bien ce “banquier
énergétique”, qui nous appelle de temps à autre pour nous signaler qu’il serait bon de ravitailler le compte. Mais nous lui raccrochons au nez : “C’est passager… ça va passer !” “Plus tard, là ce n’est pas le bon moment.”
Nous serrons les dents. Nous minimisons. Nous arrêtons de l’écouter.
Et puis, un jour, nous passons dans le rouge. Les alertes s’allument… mais nous ne les regardons pas.
Les agios s’accumulent : insomnie, irritabilité, fatigue chronique, douleurs, anxiété, perte d’envie…
Jusqu’à ce que le compte soit vide.
Le réservoir est à sec. Plus rien à puiser. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été prévenus.
Alors, si je vous demande où en est votre compte énergétique, là, maintenant… que me répondez-vous ?
La bonne nouvelle, c’est que votre banquier n’a pas disparu. Il parle peut-être moins fort. Ou bien vous avez appris à ne plus l’écouter. Mais il est toujours là.
Revenir à l’équilibre ne demande pas un grand changement de vie.
Ça commence souvent par quelque chose de plus simple — et de plus difficile à la fois : réapprendre à entendre les signaux faibles.
Une fatigue qu’on ne balaie pas. Une tension qu’on ne minimise pas.
Un “ça ne va pas” qu’on ne repousse pas à plus tard. Ce ne sont pas des failles. Ce sont des indicateurs.
Et peut-être que la vraie question n’est pas seulement : “Où en est mon compte ?”
Mais : “À partir de quand ai-je arrêté de le regarder ?”
Et surtout : qu’est-ce que je peux faire, dès aujourd’hui, pour recommencer à l’alimenter — même un peu ?
L’équilibre ne revient pas en une fois. Il se reconstruit, petit à petit. Un temps de pause. Un ‘non’ posé là où, d’habitude, vous dites ‘oui’. Un espace que vous vous autorisez à reprendre.
Le banquier, lui, ne demande pas des miracles. Juste que vous recommenciez à l’écouter. Votre énergie n’est pas infinie.
Mais votre capacité à en prendre soin, elle, l’est.
Peggy Roux infirmière et formatrice en santé
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