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Que ton aliment soit ton premier médicament

Les données de l’assurance maladie et de l’OMS le prouvent : le nombre de maladies chroniques augmentent et ce même si les outils pour les diagnostiquer sont plus performants. Le nombre de cancer est en augmentation, notamment le cancer du sein et du pancréas, et cette maladie touche des populations de plus en plus jeune. D’où la question, pourquoi ? Qu’est-ce qui a changé ces 15 dernières années ?

Notre mode de vie en question

Une vie plus stressante, un environnement de plus en plus agressif, une alimentation transformée... Nous sommes construits sur un modèle datant de plusieurs millions d’années. Les transformations environnementales et alimentaires se sont faites trop rapidement à l’échelle de l’évaluation de l’Humain et notre organisme à du mal à s’adapter.

L’alimentation actuelle est déséquilibrée et trop calorique, ce qui favorise l’inflammation chronique : c’est une réponse inadaptée de notre organisme entraînant une guerre sournoise dans notre corps.

Le stress et le manque d’activité physique sont aussi des facteurs de déséquilibre.

Nous ne prenons plus le temps de nous poser, de manger calmement et donc nous fragilisons notre système digestif, l’une des premières lignes de défense de notre organisme, avec la peau. Notre organisme est perturbé et ne va plus pouvoir nous protéger.

Notre paroi intestinale devient trop perméable et laisse passer des toxines dans notre corps… Il réagit et c’est l’inflammation chronique... Notre flore intestinale (le microbiote) se déséquilibre (dysbiose) et va compromettre la fabrication de nos neurotransmetteurs : hormones cérébrales, dopamine, sérotonine... 

De plus en plus de recherches sont faites sur la relation entre ce microbiote et certaines pathologies cérébrales : maladie de parkinson, dépression, anxiété.

Comment résoudre les perturbations que subit notre organisme ?

Le malade a besoin d’être acteur de sa guérison. Il a besoin d’explications et face à ces pathologies chroniques, beaucoup de personnes cherchent des solutions ailleurs que dans la médecine allopathique… Parfois dans l’incertitude, alors que nous avons pourtant la chance de bénéficier, par exemple, d’un système de médecine d’urgence que l’on nous envie à l’étranger.

Effectivement il existe des thérapies dites «alternatives» qui peuvent apporter un soulagement et un réel bénéfice aux patients : hypnose, sophrologie, acupuncture… Celles-ci sont d’ailleurs de plus en plus présentes dans les centres de cancérologie. Elles amélioreraient la réponse au traitement allopathique, et peuvent soulager la douleur.

Je suis convaincue que c’est dans une collaboration pluridisciplinaire, de médecine allopathique et «alternative», encadrée et réalisée par des professionnels compétents et reconnus, que nous arriverons à une meilleure prise en charge de ces pathologies chroniques.

Notre alimentation reste le pilier de cette accompagnement.

Rappelons la citation d’Hippocrate, d’une sagesse qui nous vient de l’an 460 avant notre ère :  «Que ton aliment soit ton premier médicament».

Docteur Anne LOMBARD Médecin nutritionniste à Yssingeaux, article paru dans le hors série STRADA 2016 bien être au naturel et soins alternatifs"

 

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