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Olfactothérapie

Souvenez-vous : vous venez de découper une brioche fraîchement achetée quand l’odeur de fleur d’oranger vous a renvoyé-e loin dans le temps, au pied du fourneau de votre grand-mère. Souvenir fugace certes, vif et clair cependant, vous incitant à replonger le nez dans ce suave parfum pour retrouver la joie de votre enfance… Nous avons tous vécu une expérience similaire, souvent tournée vers un souvenir délicieux, parfois vers un moment éprouvant ou douloureux. Pas étonnant : les neurones qui ’captent’ les odeurs au fond de notre nez (oui, oui !) en transmettent directement les informations au cerveau limbique – c’est-à-dire à la partie de notre cerveau gérant les émotions et la mémoire. Autant dire que le mental n’a pas sa place ici !

Une voie royale vers nos souvenirs les plus enfouis

C’est ce dialogue avec notre mémoire archaïque que va utiliser l’olfactothérapeute pour agir sur les sphères psychosomatique et énergétique : les odeurs vont ‘parler’ à notre mémoire pour lui permettre de retrouver des sensations, des émotions profondément enfouies, d’exhumer les situations qui leur sont liées, de repérer les ’nœuds’ qui encombrent notre présent afin de les pacifier. Pour ce faire, le praticien va s’appuyer sur la richesse en éléments olfactifs des huiles essentielles : il va les choisir en fonction de la sphère émotionnelle à explorer. Et cela au travers d’un protocole bien établi. Pratiquement, comment se déroule une séance d’olfactothérapie ? Une séance commence toujours par un entretien permettant à la personne d’exprimer sa problématique, ses attentes, ses craintes. Elle s’allonge ensuite sur la table de massage pour être plongée dans un état de profonde relaxation : la ‘conscience passive’. Le praticien lui propose alors différentes huiles essentielles à humer, en lui demandant son ressenti vis-à-vis de ces odeurs. Celles qui présentent une charge émotionnelle importante vont être retravaillées, jusqu’à mettre à jour et dénouer le lien qu’elles représentent avec un blocage, un non-dit, une expérience enfouie. Ici l’olfactothérapeute n’interfère pas : il est simplement un vecteur qui veille à ce que tout se passe bien. Il va également utiliser les huiles essentielles perçues comme agréables pour recentrer, calmer, harmoniser. Un temps de repos et de discussion – indispensables ! – permettent ensuite de reprendre pied en douceur dans le présent.

Et après ?

Un tel remue-ménage intime ne laisse pas indifférent : si la sensation de légèreté, d’ouverture est ensuite bien présente, elle n’est pas forcément immédiate. Il faut parfois un peu de temps afin que le processus s’accomplisse : une ou deux autres séances seront alors peut-être nécessaires. Il arrive aussi que le ressenti a posteriori ne soit pas complètement en phase avec le résultat attendu : d’autres réponses surgissent là où aucune question n’a encore été clairement posée… Quoi qu’il en soit, ce voyage olfactif au cœur de l’intime sera toujours source d’étonnement en entrouvrant l’espace de la mémoire enfouie. Proust et sa madeleine nous auront quelque peu ouvert la voie, n’hésitons pas à cheminer encore plus loin grâce au fabuleux pouvoir de l’olfactothérapie !

Article d'Anne Couriol  paru dans STRADA N°45

A lire Pour comprendre l’aspect vibratoire des huiles essentielles, un ouvrage complet, pratique et bien documenté : « L’aromathérapie énergétique – Guérir avec l’âme des plantes » de Lydia Bosson, aux éditions Amyris. Avertissement : L'olfactothérapie ne se substitue pas à un diagnostic ou traitement médical. C'est un outil de connaissance personnelle et émotionnel qui complète une démarche clinique classique grâce à l'olfaction. Veillez donc à consulter aussi un médecin, psychologue ou psychiatre.

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